Domaine François Bergeret à Nolay (Bourgogne)

Posté le 20 octobre 2021 par Thierry

François Bergeret, artisan-vigneron issu de la 4ème génération de vignerons, exploite 7,5 hectares de vignes depuis 1994 à Nolay, bourg aux multiples collines situé à 18 km de Beaune… Ce vignoble haut en altitude apporte dès lors beaucoup de fraîcheur aux vins. La petitesse de son exploitation lui permet de suivre au plus près toutes ses vignes travaillées en culture ‘ultra raisonnée’ : labours, réduction maximale des traitements… observations et adaptations sont ses maîtres mots. Ajoutez à cela levures indigènes et utilisation de souffre au strict minimum… on est pas loin du ‘sans sulfite ajouté’ !

N’étant pas sur les appellations les plus renommées de Bourgogne, mis-à-part cette petite parcelle sur Pommard produisant 2 barriques par an, ses vins de caractère offrent dès lors un superbe rapport qualité/prix, ce qui n’est pas toujours évident en Bourgogne où beaucoup de vignerons ou maisons de négoce se ‘reposent’ sur la notoriété des appellations plutôt que sur la recherche qualitative de leur production.

Pour rappel, la Bourgogne est le royaume du Chardonnay pour les blancs et du Pinot Noir pour les rouges mais on y trouve aussi un vieux cépage un peu oublié et qui renaît chez certains : l’Aligoté. Ce cépage, plus productif que le Chardonnay, donnait des vins clairs, vifs et plutôt léger… un profil de vin idéal pour le mélanger avec de la Crème de Cassis de Bourgogne, apéritif baptisé Kir par le chanoine Félix Kir après la 2ème guerre mondiale.

Bourgogne Aligoté 2019
Persuadé par le potentiel qualitatif de ce cépage pour autant qu’il soit correctement maitrisé, François en a planté et 2019 est son premier millésime. Le rendement a été très faible (un peu plus de 20 hl/ha) et 1/3 de l’élevage s’est fait en barrique. Cet Aligoté présente une jolie robe un peu dorée avec un nez de fleurs blanches, menthe et légèrement boisé. Ce profil se retrouve en bouche avec une belle vivacité, un peu de gras évoluant après aération sur des notes de fruits blancs (nectarine, abricot, coing). Dégusté autour de 12°C, il accompagnera parfaitement les plats persillés (escargots de Bourgogne, cuisses de grenouille,…) ou à l’oseille (anguilles au vert,…), fromage de chèvre et à pâte dure. (13€80)

Hautes Côtes de Beaune blanc 2019
1er nez boisé beurré s’ouvrant sur des notes de réglisse et menthe poivrée. Attaque en bouche ample et vive avec un boisé s’intégrant à l’aération sur un croquant de pomme granit. parfait sur une plancha de poissons épicés ou marinés et suffisamment puissant pour un poulet au curry. (15€60)

Bourgogne blanc 2016 « Rondo »
Un beau ‘Bourgogne’ issu pourtant d’une parcelle en Hautes Côtes de Beaune… une parcelle de vieilles vignes avec de très petits rendements (20 hl/ha) donnant un vin ample et frais, complexe et d’une très belle longueur en bouche… un de nos précédents coups de coeur qui a séduit également ‘La Revue des Vins de France’, le notant 16/20 ! (19€80)

Beaune blanc « Les Prévolles » 2018
Un beau boisé toasté au nez (30% fûts neufs) évoluant sur des notes beurrées et de fruits exotiques (kumquat). Une belle matière en bouche, tout en rondeur et élégance, beurré, floral se terminant sur des notes fumées. Excellent rapport qualité/prix pour ce Bourgogne blanc de belle gastronomie. (23€80)
Hautes Côtes de Beaune rouge 2019 « Rondo »
Rondo est le nom d’une parcelle de vignes plantées en 1950 et ce Pinot Noir est élevé 12 mois en fûts de chêne de 5 ans. Jolie robe pour un ‘petit’ Bourgogne présentant au nez de franches notes de cassis et un fin boisé… profil que l’on retrouve en bouche soutenu par une belle vivacité. Un Bourgogne rouge ‘plaisir’ aujourd’hui mais qui vous surprendra dans quelques années si vous l’encaver. (16€80)

Hautes Côtes de Beaune rouge 2019 « Louis »
Louis, un des enfants de François… l’enfant terrible comme il dit ! Vignes de 35 ans d’âge issues d’une sélection parcellaire et vendangées tardivement. Fermentation en grappes entières durant 15 jours sans sulfitage. Déjà la robe est intense, surprenant pour un Hautes Côtes de Beaune. Franc et frais au nez avec un cassis très croquant que l’on retrouve en bouche avec une belle matière s’ouvrant très en rondeur. Un vin juteux pour une viande rouge juteuse mais qui soutiendra sans soucis les gibiers avec les traditionnelles airelles.  (20€80)

Beaune rouge « Les Prévolles » 2017
Issu d’une parcelle de vignes de 42 ans sur un beau lieu-dit d’une appellation communale, ce Beaune est tout en finesse et élégance avec de jolies notes de groseilles et cerises noires légèrement confiturées sur un boisé bien intégré… un beau classique de saison que l’on dégustera déjà aujourd’hui et qui évoluera encore quelques années sans soucis.  (26€80)

Pommard 1er Cru « Les Chanlins Bas » 2019
D’habitude, les Pommard sont très féminins… mais ce 1er Cru-ci ajoutera à l’élégance des Pommard une belle matière à laisser évoluer dans le temps, si vous ne craquez pas avant ! Un vin puissant et complexe avec des notes de fruits noirs et de groseilles qui, malgré sa jeunesse, vous offrira déjà beaucoup de plaisir aujourd’hui. (52€80)

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