Domaine Bertrand : Beaujolais Villages & Crus

Posté le 25 novembre 2020 par Thierry

En Beaujolais, on ne produit pas que des vins  ‘primeurs’ ou ‘nouveaux’ mais aussi des crus de haut niveau ayant chacun leur propre personnalité et exprimant ainsi la richesse des différents terroirs. Les excellents rapports qualité/prix de ces crus sont de plus en plus reconnus et nous sommes très heureux que beaucoup d’entre vous sont aujourd’hui de fidèles clients des vins du Domaine Bertrand.

Jean-Pierre exploite avec son fils Julien un domaine de 15 ha dont l’âge moyen des vignes est de 45 ans avec une très forte densité à l’hectare (8500 à 10000 pieds). Les vignes sont labourées et les vendanges sont manuelles avec tris successifs à la vigne comme au chai. La fermentation se fait avec les levures indigènes et sans sulfite, point de goût banane chez les Bertrand ! 😉
Et depuis l’arrivée du fiston : modernisation de la cave, enherbement partiel, forte limitation de l’usage du souffre, agrément ‘bio’ dès 2020… et régulièrement des cotations et articles élogieux par la presse professionnelle !

Tous les Beaujolais rouges sont issus du cépage Gamay mais on y trouve aussi du blanc à base de Chardonnay… en quantité infime et que l’on peut d’ailleurs appeler ‘Bourgogne blanc’ depuis peu. Pour la petite histoire, le Beaujolais fait partie de la région administrative ‘Bourgogne’ mais ce dossier a eu beaucoup de mal à aboutir, les ‘vrais’ bourguignons situés quelques km au-dessus ayant été totalement défavorables à ce projet…

Bourgogne Blanc 2018/19   11€85
Qu’il soit Beaujolais blanc ou Bourgogne blanc, ce vin est très plaisant avec ses notes de fruits blancs & exotiques, de fleurs blanches, sa finale amande et le tout soutenu par une petite minéralité rafraichissante.

Beaujolais Villages rouge 2019  ‘Super Canon’   9€85
Ce Beaujolais Villages provient de vieilles vignes (60 ans) situées au pied des collines de Brouilly et est vendangé à la main. Une macération semi-carbonique à basse température permet de favoriser le fruit sans extraire trop de tanins, rendant ce vin rond, pas trop structuré avec des notes ‘croquantes’ de fruits rouges… un parfait vin de tous les jours que vous pourrez entre autres consommer, dixit Jean-Pierre Bertrand, sur un bœuf bourguignon… !

Régnié 2017  ‘Ponchon’   10€25
Le dernier des crus du Beaujolais (1988)… un reclassement bien mérité mais cette appellation est restée dans l’ombre des autres crus… un vin plaisir avec plus de consistance que le Beaujolais Villages, croquant de fruits et à un prix à peine supérieur à ce dernier, la bonne affaire !

Fleurie 2018  ‘Les Déduits’   13€20
Le plus féminin des Crus du Beaujolais… finesse et élégance, un corps soyeux avec des notes de fruits rouges mûrs et de violette… il plait beaucoup dès l’apéritif, avec des viandes blanches et volailles.

Julienas 2018  ‘Les Fouillouses’   13€50
Issu de vieilles vignes (70 ans) sur un coteau escarpé, ce Julienas est charnu et fruité avec une finale acidulée très plaisante. ‘Pur et simple, il vise le coeur du fruit’ comme ils disent… j’adore cette franche simplicité qui lui permettra d’accompagner charcuterie et fromages tout comme des mets plus élaborés tel un carré d’agneau aux épices.

Moulin à Vent 2018  ‘Les Petits Bois’   14€00
Le Seigneur des Beaujolais… un vin complexe et charpenté que vous pourrez laisser en cave une dizaine d’années. A consommer jeune sur des grillades et viandes rouges et qui ‘pinotera’ agréablement avec l’âge pour accompagner les gibiers.

Brouilly ‘Pisse-Vieille’ 2017   14€85
‘Pisse Vieille’ est un climat privilégié d’à peine 22 ha exposé plein sud dans l’appellation Brouilly comptant elle 1300 ha. Ce terroir se distingue par des vins plus généreux et intenses par rapport à ses voisins. Issu de très vieilles vignes de 80 ans aux rendements faibles permettant une macération plus longue et un élevage en 1/2 muids (barriques de 500 à 600 litres en chêne). On retrouve un vin plus charpenté avec un bel équilibre entre le fruit et le boisé que l’on pourra laisser vieillir une dizaine d’année sans soucis… vous serez alors surpris par sa puissance et sa complexité.

Et savez-vous pourquoi appelle-t-on ce climat de Brouilly ‘Pisse-Vieille’ ?
Une vigneronne très croyante se rendait régulièrement à la confession pour lui conter ses menus pêchés au curé… mais sans avoir rien de bien grave à livrer.
C’est pourquoi un jour, le curé la libéra en lui disant : « Allez ! Et ne pêchez plus ! ».
Mais comme elle était dure d’oreille, elle comprit : « Allez ! Et ne pissez plus ! ».
Il faut savoir qu’en patois beaujolais, pêcher se dit pisser…
La pauvre vieille se retint et se retint… et son mari, inquiet, alla voir le curé pour lui demander des précisions.
En revenant chez lui, du bas de la colline, il cria alors : « Pisse vieille, pisse vieille, le curé a dit ! ».

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